11 juin 2015


Suite à nos communiqués de presse des 9 décembre 2014 et 19 février 2015, nous sommes saisis, par lettre recommandée de Maître SEGARD (Cabinet SHBK à Lille) agissant pour le compte de Monsieur DRUON, Inspecteur de l’Éducation Nationale de publier un droit de réponse reçu le 28 mai 2015.

 

Bien que le délai d’exercice d’un tel droit de réponse fixé à 3 mois par la loi soit dépassé et bien que nous n’ayons pas disposé dans le courrier du mandat spécial que notre Secrétaire général, directeur de publication aurait dû recevoir (Cass. Civ. 2, 14 décembre 2000, Legifrance n°98-14949 – Cass. Crim., 9 mai 1994, Legifrance n°88-83414), vous trouverez ci-dessous le texte du droit de réponse de Maître SEGARD pour Monsieur DRUON.

 

Les éléments de ce droit de réponse n’engagent que Maître SEGARD et Monsieur DRUON et donc, la CGT Éduc’Action n’est pas responsable des propos contenus.


TEXTE DU DROIT DE RÉPONSE


Un incident survenu le 9 décembre 2014 sur le site de l'ancien collège Madame De Staël, a amené le syndicat CGT, section Educ'action, à s'interroger sur la sécurité des élèves et du personnel abrité dans ces locaux.


Dans deux communiqués de presse successifs, le syndicat CGT, section Educ'action, a reproché à M. Gérard Druon, inspecteur de circonscription, d'avoir menacé ceux des enseignants qui avaient voulu utiliser leur droit de retrait en évoquant précisément l'insécurité.


M. Druon a été accusé d'abus d'autorité.


M. Druon est présenté comme ayant fait pression sur les élèves et les enseignants afin de les obliger à reprendre le travail dans un contexte d'insécurité.


Il est reproché au même une « chasse à la CGT », notamment concrétisée par des menaces verbales qui auraient été adressées à Madame Fabienne Yung.


La tonalité générale de ces écrits est très claire : M. Gérard Druon entraverait l'action du syndicat CGT et « culpabiliserait » les enseignants qui auraient informé ce syndicat de la situation en cours sur ce site.


Les accusations formulées à l'encontre de M. Gérard Druon sont toutes grossièrement fausses :

  

  • M. Gérard Druon avait pris toutes assurances auprès des services de la mairie pour que la sécurité du bâtiment soit assurée, de sorte qu'à aucun moment, la sécurité des élèves ou des enseignants n'a été compromise.


         Le droit de retrait évoqué par certains enseignants était donc absolument dépourvu de fondement.

     
  • M. Gérard Druon a personnellement informé les enseignants de cette situation.

     

     
  • A aucun moment, M. Gérard Druon n'a exercé ou tenté d'exercer quelque pression que ce soit sur les enseignants dont il a la responsabilité.


Il n'a pas plus critiqué ou mis en cause l'action du syndicat CGT, alors pourtant que ce dernier a fait preuve d'un remarquable manque de discernement, notamment en établissant un lien entre l'action de l'Inspecteur de circonscription et le syndrome dépressif qui aurait atteint certains enseignants, membres de la CGT.

  

  • Il est effectif que M. Gérard Druon a saisi M. le Procureur de la République d'une plainte pour des faits de diffamation  à l'encontre du syndicat CGT. Cette démarche était indispensable, compte tenu de la nature des propos tenus à son encontre.

  

  • M. Gérard Druon entend rappeler qu'il est lui-même particulièrement respectueux du droit et de la liberté syndicale, que ceux-ci doivent s'exercer dans le respect des personnes, spécialement lorsqu'elles sont chargées de l'exécution d'une mission de service public.


M. Gérard Druon continuera à mettre tout en œuvre pour faciliter la vie des élèves et des enseignants, sans exclusive et dans la plus large concertation avec le personnel et leurs représentants syndicaux.